under728
Blog

Nuit debout sur les ondes


10 avril 2016 Facebook Twitter LinkedIn Google+ L'actu Radio



Place de la République, un véritable pôle médias voit le jour. Radio debout puis TV debout se font les porte-voix (et image) du mouvement.

«Un-deux, un-deux, un-deux. Super, on est… on est à l’antenne. Eh bien bonjour à tous, nous sommes de nouveau en direct de la place de la République.» Depuis mercredi, la Radio debout émet sur Internet.

L’installation est simple : une table, quatre chaises, trois micros, une console de mixage, deux ordinateurs et une clé 4G. Le matériel vient des placards de chacun. «C’est radio souplesse, lance l’un d’eux, on s’en fout d’être à la bourre et on émet avec très peu de moyens.» Pour l’instant, ils sont une dizaine à s’en occuper, tous proches de la radio dans leur vie professionnelle ou sur leur temps libre. Comme beaucoup à République, ils se font tous appeler Camille et refusent que leur visage soit pris en photo. «On travaille dans les médias, on n’a pas forcément envie que nos employeurs nous voient ici», explique un producteur, la quarantaine.

«On nous a même proposé une pige»

Une grille des programmes prévue pour six heures de direct est posée sur la table. Sont annoncés : les responsables des commissions action et économie, une personne de l’infirmerie et des allers-retours en fil rouge avec l’assemblée générale en cours. «L’idée, c’est d’être la radio de la place et du mouvement», résume un producteur. Elle est née en un jour, assurent-ils, mais s’appuie sur un réseau de connaissances constitué lors de la grève à Radio France, l’année précédente. Depuis la première émission, ils ont été contactés par des journalistes et techniciens d’Europe 1, RTL et Radio Nova qui souhaitent participer au nouveau média. «On nous a même proposé une pige, rigole le même producteur,on a répondu par un smiley.» «Je suis venu lors de la première nuit du mouvement sans idée précise. J’ai demandé aux personnes présentes ce qui les poussait à se rassembler là, quel était leur point de rupture : la loi travail, l’état d’urgence, la déchéance de nationalité… », raconte une productrice de 30 ans qui travaille à Radio France. «Depuis, je suis revenue tous les soirs en sortant du boulot», poursuit-elle. Ses pastilles sonores ont été diffusées la veille sur Radio debout.

Lire la suite de cet article sur Libération.fr

commentaires