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Pourquoi les radios s’arrachent les stars de la télévision


9 août 2016 Facebook Twitter LinkedIn Google+ L'actu Radio



Pour minimiser les risques, les stations engagent volontiers des visages connus de la télévision.
La tendance ne date pas d’hier, mais elle s’accentue. Et il y a des ratés.

« Vu à la télé. » Ce sceau placé sur les publicités papier et censé inspirer une confiance totale dans le produit vanté, les radios pourraient l’utiliser plus que jamais. Laurent Ruquier, Léa Salamé, Guillaume Durand, Cyril Hanouna, Rebecca Manzoni, Stéphane Bern, Alessandra Sublet ou encore Jean-Jacques Bourdin… Les stars du petit écran trustent les antennes des grandes radios françaises. Avoir « une tête à faire de la radio » n’est désormais plus une insulte !

Il y a de bonnes raisons pour cela. D’abord, comme en atteste la violence des rapports entre stations révélée par l’affaire des audiences de Fun Radio, l’univers de la radio est hyperconcurrentiel. Le marché publicitaire stagne et le média lui-même est de plus en plus en rivalité avec tous les services en ligne. Difficile dans ces conditions de prendre le temps et le risque d’installer des nouveaux concepts. «  Or dans un marché très concurrentiel où la couleur musicale ou le type d’émission n’est pas toujours différenciant, avoir des têtes connues permet de renforcer l’identification d’une station », explique Philippe Bailly, fondateur de NPA Conseil.

Faire émerger de nouvelles têtes n’est pas évident non plus. Avec les nouveaux médias, les superstars ont la possibilité d’être omniprésentes et de rafler la mise encore plus que par le passé. Ou bien, comme le souligne Frank Lanoux, DG de RMC, les talents capables de créer un lien fort avec le grand public sont-ils tout simplement très rares.

Pour les animateurs eux-mêmes, faire de la radio est une expérience précieuse. Certes, on gagne moins d’argent qu’à la télévision, où l’on est souvent producteur de son émission (Jean-Jacques Bourdin gagne un salaire de RMC mais vend son émission à BFM). Nagui a créé la polémique au printemps en disant que travailler pour France Inter était, pour lui, du « bénévolat ».

Mais, en revanche, «  on peut valser en deux minutes à la télé alors qu’on est plus installé en radio », dit un professionnel d’une grande station privée. C’est un bon complément de rémunération. Et surtout, ajoute ce professionnel, «  on crée une intimité avec le public qu’il n’y a pas sur le petit écran : des gens comme Jean-Pierre Pernaut rêvent d’en faire et Marc-Olivier Fogiel refuse des contrats télé pour rester en radio. » Un studio radio est un cocon très agréable, disent ceux qui en ont fait.


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